Peut-on dire de l'art architectural roman qu'il est seulement un ensemble de nouvelles techniques architecturales ?


 
  « Le terme d'art "roman" apparaît en 1818 pour caractériser le style des édifices des 11 et 12e siècles. On parlait auparavant d'art "gothique" pour toute la période du Moyen-âge : terme alors synonyme de barbare, à forte connotation péjorative.
 L'arrivée du terme roman au 19e siècle coïncide avec sa réhabilitation et prélude au rapide développement de son étude. On lui reconnaît une spécificité entre l'art carolingien et l'époque gothique (XIII-XIVe siècles).

Introduction à l'art Roman


 I - L'architecture


 Les maîtres d'œuvre de l'époque romane ont eu essentiellement à réaliser des programmes d'architecture religieuse. Les problèmes à résoudre étaient sensiblement les mêmes que ceux qui avaient été posés à leurs devanciers, très comparables à ceux auxquels doivent faire face les bâtisseurs d'églises de notre époque. Il s'agit de prévoir dans un même espace de volume clos et couvert, l'association d'un espace destiné la célébration des offices, le sanctuaire, et d'un autre espace dans lequel se rassemblent les fidèles qui prennent part aux cérémonies liturgiques. Apparaissent donc de nouvelles techniques architecturales qui permettent de définir l'Art Roman : un art qui dès le XIème siècle, adopte une forme nettement caractérisée : surtout l'emploi systématique des galeries d'arcatures et des bandes plates.

 
 II - Les proportions et la symbolique qui en découle

 L'examen des plans d'églises ne doit jamais faire perdre de vue les réalités structurales. Le maître d'œuvre ne voit pas seulement le tracé au sol de l'édifice mais doit façonner cet édifice, dans sa silhouette générale, dans l'agencement de ses volumes, dans ses matériaux, dans sa couleur, dans son décor. Certes le plan au sol contribue à définir le visage de l'église, mais il n'y suffit pas. On pourra donc parler aussi du symbolisme qui est totalement lié à cet art architectural roman et qui contribue à faire un ensemble complet.
 
 
 III - Conclusion

 L'art roman est indissociable du symbole.
 
 Dossier réalisé par deux élèves de terminale scientifique.